Il est situé à Tours, au 22 avenue de Grammont, c’est un café un peu particulier, le Café Joyeux. Il fait partie d’une chaîne internationale de restauration comprenant une vingtaine d’établissements en France, deux au Portugal, un en Belgique ainsi que divers cafés city et Inside situés dans des entreprises ou encore des Corners café placés sur les aires d’autoroutes.

Julie 27 ans manager, Alice gérante 33 ans et Léa 28 ans chef de cuisine.
Le café joyeux est ouvert du mardi au samedi de 9h à 18h. Sa particularité c’est l’esprit qui y règne, un esprit impulsé par ses employés entre-eux et auprès des clients, ses pâtisseries et son café sont excellents.
« Nous le produisons nous-même, toutes nos pâtisseries sont faites maison et tous nos produits ont la réputation de beaucoup plaire à nos clients. Alors ils sont joyeux de venir et repartent également joyeux car ils ont contribué au succès de nos établissements qui ont également pour objectif de contribuer à l’insertion professionnelle d’employés en difficulté. En venant au café joyeux vous encouragez nos sept employés qui présentent des difficultés cognitives et mentales. Ces difficultés nécessitent une cadre de travail adapté qu’il n’est pas toujours facile de trouver aujourd’hui dans un milieu de travail ordinaire. Et puis notre carte est variée elle change toutes les semaines ».
Quelle particularité présente votre cadre de travail ?
Le cadre que nous trouvons adapté c’est un lieu où les difficultés personnelles ne sont pas un obstacle au travail et à la bonne humeur. On oublie parfois le rôle du management dans la prévention du bien être au travail. Etre à l’écoute, savoir rester patient, prendre le temps d’expliquer, de réexpliquer, ce sont nos valeurs qui nous permettent de proposer un service de haute qualité, c’est le sens que nous avons souhaité donner à notre travail.
Vous êtes des professionnels de la restauration ?
Oui souvent nous avons des expériences dans ce secteur d’activité, nos employés aussi d’ailleurs, certains ont déjà eu l’occasion de collaborer dans le domaine de la restauration et du service dans des Établissements et service d’accompagnement par le travail (ESAT). Mais l’approche est différente, on apprend beaucoup en qualité de manager, l’émotionnel joue un rôle important, ici l’humain prime avant tout.
Vous proposez de bonnes conditions de travail, c’est la raison pour laquelle vous vous appelez Café Joyeux ? vos employés sont joyeux ?
Oui, nous y veillons et les clients aussi, s’ils viennent chez nous c’est pour contribuer à les encourager. Nos employés travaillent en contrat à durée indéterminée avec une amplitude horaire hebdomadaire entre 12 et 25 heures. Ce cadre de travail est une bonne étape sur le chemin de l’insertion. Nous avons même parfois des difficultés à les convaincre à prendre leurs congés.
Quels sont vos horaires ?
Pour les clients nous sommes ouverts de 9h à 18H, nos conditions de travail sont stimulantes, pour les employés l’amplitude est 8H30 à 17h30. Lorsque nous étions employées en restauration traditionnelle nous pouvions travailler jusqu’à deux heures du matin. Ce cadre nous permet d’avoir une vie de famille et dans notre profession c’est très rare et c’est donc important.
Votre chaîne internationale de cafés existe depuis longtemps ?
Le premier à ouvert il y a 7 ans. Nous essayons de faire des envols et de permettre à nos employés de rebondir dans d’autres emplois.
Encadrer des employés fragiles c’est difficile ?
Ce n’est pas facile, la fatigabilité peut-être importante, mais c’est aussi un plaisir, une vocation, un choix d’être utile aux autres. Notre activité implique d’être toujours très attentif afin de garantir à notre clientèle un niveau de grande qualité. La profession est exigeante. Il faut former puis recommencer, être à l’écoute, réexpliquer parfois plusieurs fois, puis recommencer le lendemain et le lendemain encore. Il n’y a pas d’acquis, à force de temps et de persévérance nous conduisons nos employés vers le diplôme et la qualification d’agent de restauration.
Vous êtes parfois sollicités pour participer à des actions d’information dans des écoles et des entreprises ?
Oui nous aimerions développer des liens, des partenariats avec des associations, des établissements, des collectivités, des entreprises. Nous présentons l’histoire des Cafés Joyeux c’est une occasion d’apprendre les uns des autres, de mieux connaître nos différences, et aussi de rebondir dans un autre emploi pour nos employés.
Rebondir vers d’autres emplois, cela vous concerne aussi ?
Oui bien sûr, nous avons un bon salaire, environ 2000 euros net par mois et des horaires de travail confortables pour ceux d’entre nous qui ont une famille. Mais le travail d’accompagnement n’est pas facile, l’idée de pouvoir rebondir nous aussi vers d’autres emplois est une bonne perspective. Notre expérience est également une très bonne formation dans le domaine de la gestion des relations humaines. Pour nous, l’essentiel est de pouvoir agir dans un cadre de travail de qualité, nous sommes parfois à la recherche de managers qui possèdent ces capacités pour accompagner des employés fragiles.
J’imagine que le plus simple pour faire votre connaissance est de venir prendre un café chez vous au 22 avenue de Grammont de 8h à 18h du mardi au samedi.
Exactement Stephane.

Merci Alice, Julie, Léa pour cet échange et bienvenu à Franck qui je crois débute son contrat chez vous.
